La distinction qui change tout
Face à une grève, la question n'est pas « y a-t-il eu grève ? » mais « qui faisait grève ? ». Une grève interne à la compagnie relève de sa gestion et n'exonère pas de l'indemnité. Une grève d'un acteur extérieur (comme les contrôleurs aériens) est généralement considérée comme une circonstance exceptionnelle, qui exonère la compagnie.
Grève du personnel de la compagnie : indemnisable
Lorsque ce sont les pilotes, le personnel de cabine ou le personnel au sol de la compagnie qui font grève, la jurisprudence européenne considère qu'il s'agit d'un événement inhérent à l'activité normale du transporteur. Résultat : un vol annulé ou retardé de 3 heures ou plus à cause d'un mouvement social interne ouvre droit à l'indemnité forfaitaire, dans les conditions habituelles.
Grève des contrôleurs aériens : exonératoire
À l'inverse, une grève du contrôle aérien (ou de tout autre tiers extérieur à la compagnie, comme le personnel de l'aéroport) échappe au contrôle du transporteur. Elle constitue en principe une circonstance exceptionnelle : l'indemnité forfaitaire n'est alors pas due. La compagnie reste néanmoins tenue à la prise en charge (repas, hébergement) et au remboursement ou réacheminement.
